logotype

 

 

Depuis début janvier, du lundi au vendredi, je reprends la même route, direction Villeneuve, direction boulot !

Comme je fais partie des lève-tard par rapport à mes collègues, pas de place dans le parking, il faut se garer un bon bout plus loin. Devant moi, les immenses halles apparaissent et me voilà déjà à l’entrée avec ses barbelés. Je m’enfile direction de la réception. La porte est fermée ; je sonne pour pouvoir entrer et m’enfile dans l’étroit passage qui s’ouvre et se referme automatiquement derrière moi. J’ai le sentiment d’être une prisonnière de retour dans sa cellule… .

Dans notre open space, les collègues sont sympas mais et j’ai très vite compris la devise de l’entreprise : Débrouille toi et dé… toute seule !

C’est une grosse boîte, leur projet faramineux ! C’est compliqué, y a tant de données et d’éléments à comprendre. J’essaie de poser des questions par ci par là et malgré les réponses, je me sens chaque jour un peu plus perdue. J’ai l’impression d’être un peu sur la tour de Babel, peut-être aussi parce qu’on entend parler de toutes les langues ici : Français, allemand, anglais, espagnol, italien, roumain !

J’aurais tant voulu partir, tant voulu fuir … et j’ai bien cru pouvoir vite m’échapper… .

En effet, une société fabriquant et vendant des portes en bois s’était intéressée à mon dossier et j’avais eu la chance d’être convoquée ; une 1ère fois, une 2ème fois et enfin une 3ème et dernière fois pour une demi-journée de stage qui devait les aider à faire leur choix entre une autre et moi ! Parallèlement, une autre entreprise m’avait également fixé un entretien d’embauche.

Dur, dur, que d’énergie à me battre sur tous les fronts !

Les jours ont passé, les semaines ont passé… j’ai attendu, attendu, espéré, continué à espérer, mais mon être, usé et fatigué de se battre ainsi a commencé à se dés agripper et Dieu merci à se lâcher !

Le verdict est enfin tombé. Le même jour, les deux portes qui s’étaient entrouvertes se sont définitivement refermées devant moi.

Aujourd’hui, je suis donc toujours dans « ma prison ». Mais les choses bougent, les choses changent ; ça bouge dans mon cœur. Je continue à espérer mais j’apprends à espérer en lui seul, j’apprends à capituler, à chercher sa seule volonté et surtout à chercher son cœur… . Du coup, malgré les difficultés toujours bien présentes, « ma prison » s’est égaillée ; je gère mon job plutôt bien et j’ai la chance de faire des rencontres avec des gens des quatre coins du monde, chouettes et intéressants !

Et en attendant que Jésus m’ouvre une nouvelle porte, je tends à être chaque jour un peu plus près de lui, lui qui est La Porte, et sûr de sûr ma seule Porte de Sortie.

 

La porte, c’est moi. Celui qui entre en passant par moi sera sauvé. Il pourra entrer et sortir et il trouvera de la nourriture (Jean 10 verset 9)

Voici ce que dit le Saint, le Véritable, celui qui a la clef de David, celui qui ouvre, et personne ne fermera, celui qui ferme, et personne n'ouvrira : Je connais tes œuvres. Voici, parce que tu as peu de puissance, et que tu as gardé ma parole, et que tu n'as pas renié mon nom, j'ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer (Apocalypse 3 verset 7 et 8)

 

 

2018  Echos de sa voix  design by  serrurier paris