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Comme je me suis sentie concernée lors de la lecture du verset 12 dans 1 Pierre 4 :

Bien-aimés, ne soyez pas surpris, comme d'une chose étrange qui vous arrive, de la fournaise qui est au milieu de vous pour vous éprouver…

En effet, depuis quelques mois, je me sens sur le grill !

Toutes les nuits, je suis une véritable bouillotte ; de nature frileuse, je n’ai jamais eu autant chaud de ma vie ! Je dors extrêmement mal et les journées sont épuisantes… je me sens souvent au bout du rouleau. Mes humeurs et réactions changent aussi : je suis stressée et stressante, vite irritée, à fleur de peau et pas toujours agréable à vivre (merci à mon mari et à mes filles pour leur clémence !) Les signes ne trompent pas : c’est la ménopause et je suis en pleine métamorphose. Côté santé, une cataracte s’est encore greffée sur mes deux yeux déjà très malvoyants…

D’autres briquettes sont venues encore augmenter la température : des rapports tendus et impossibles avec un proche aux traits manipulateurs,  ceci des mois durant, des circonstances de vie éprouvantes pour mon mari, et...  Je m’arrête ! Il y aurait encore à dire mais je ne veux pas vous ennuyer !!

Nous n’aimons pas toujours écouter les personnes se plaindre, se répandre inlassablement en lamentations et en jérémiades …  N’est ce pas ? Du coup, on ne les écoute plus et parfois on ne veut même plus les entendre !

Il est vrai que certaines personnes semblent se complaire dans la souffrance et rejeter tout encouragement ! Allez savoir pourquoi ?!  Leur présence nous décourage et nous pouvons facilement nous sentir démunis pour les aider.

Dans certains cas, c’est plus que clair… il y a réelle souffrance !

Pensons à  Job : Ses chers enfants sont tous morts sous le coup d’un ouragan. De riche, il est devenu pauvre. Comme si ces coups terribles n’étaient pas suffisants, Job est encore tombé gravement malade et ses maux physiques sont devenus tels qu’il a souhaité mourir. 

Et ses amis dans tout cela ? Comment ont-ils réagi ?

Après avoir appris les malheurs qui lui étaient arrivés, ils ont fait le voyage pour aller le réconforter… De loin, ils l’ont vu et ont éclaté en sanglots, tant leur ami était devenu méconnaissable… Ils restèrent sept jours et sept nuits à ses côtés dans le silence, tant sa souffrance leur semblait grande !

Enfin ils l’ont écouté… ils ont continué à l’écouter mais …

Subrepticement, l’agacement commence à se faire sentir dans leurs retours… agacement qui va rapidement se transformer en une indignation point cachée. Comment Job ose-t-il clamer son innocence face à Dieu ? Job doit avoir péché pour en arriver là, ce n’est pas possible autrement. Ils pensent bien faire de défendre Dieu et du coup de juger leur ami …

Imagine la double souffrance de Job après tout ça…

Celui qui souffre a droit à la compassion de son ami, même quand il abandonnerait la crainte du Tout-Puissant (Job 6 v. 14).

Dieu en personne répondra à son ami : Oui Job a parlé sans comprendre de choses qui le dépassaient. Cependant, Dieu dira que son serviteur a parlé avec droiture !

Qui a juste besoin de compassion parmi tes proches aujourd’hui ? Ton fils, ton mari, ton amie ? Aussi difficiles soient-ils à supporter et à l’exemple de Jésus, fais preuve de bienveillance à leur encontre. Peut-être n’arrivent-ils tout simplement pas à faire autrement pour l’instant…

Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies (Romains 5 v. 6).

Nous traversons tous des fournaises, et c’est bien normal… Beaucoup de nos frères chrétiens souffrent de la persécution dans le monde ; pourquoi serions-nous épargnés ?

Bien-aimés, ne soyez pas surpris, comme d'une chose étrange qui vous arrive, de la fournaise qui est au milieu de vous pour vous éprouver. Réjouissez-vous, au contraire, de la part que vous avez aux souffrances de Christ, afin que vous soyez aussi dans la joie et dans l'allégresse lorsque sa gloire apparaîtra.

Réjouissez-vous en espérance. Soyez patients dans l'affliction. Persévérez dans la prière (Romains 12 v.12).

Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ (Galates 6 v. 2).

Cultivons l’art d’être avec ceux qui souffrent...

Dans le quotidien, qu’ est ce qui est le plus facile à ton avis ?

Conseiller et aider selon ses propres expériences et connaissances avec le risque de juger la personne si elle n’évolue pas dans le bon sens : si je m’en suis remise, il devrait aussi ! L’autre n’est pas nous ! On ne peut comparer, mesurer ni jamais quantifier la souffrance… Ou être simplement ému de compassion ? C’est de l’abondance du cœur que la bouche parle (Luc 6 v. 45).

J’en conviens, les deux manières de faire et d’être s’entremêlent parfois. On fait les deux à la fois. Mais n’oublions pas cette exhortation biblique : Pleurez avec ceux qui pleurent, réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent (Romains 12 v. 15).

Un de tes proches se trouve-t-il actuellement dans la fournaise ?

Puisse-t-il expérimenter, peut-être grâce à toi, qu’il n’est pas seul et que Jésus lui-même se trouve à ses côtés. Qu’il puisse être assuré qu’au temps fixé, notre grand Dieu l’en sortira, tout comme il sortit jadis Chadrac, Méchak et Abed-Négo intacts de la fournaise surchauffée sept fois dans laquelle le roi Nabuchodonosor les avait fait jeter.

 

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